Le trésor

Le trésor
Cette histoire est écrite par moi-même, Véro. Vous pourrez y découvrir l'histoire de Joanie Lafleur, le personnage principal de cette histoire. Vous entrerez dans l'univers d'une adolescente pleine de passion. Ne vous gênez pas à lire Le Trésor et à m'en laisser des commentaires.

# Posté le jeudi 16 mars 2006 20:07

Modifié le jeudi 16 mars 2006 20:36

Chapitre 1

Chapitre 1
Le trésor : Chapitre 1

Le soleil se leva au loin et réveilla Joanie Lafleur. Cette jeune fille était âgée de 15 ans, elle venait à peine d’aménager dans une nouvelle ville. En faites, ça ne faisait que deux jours. Joanie était une fille plutôt douée à l’école et plus mature que la moyenne des filles de son âge. Joanie, ce matin là, s’était levée avec un mal de tête atroce dû à l’alcool, qu’elle avait consommé la veille, car elle avait été invitée à une grosse fête. La jeune fille finit par ouvrir les yeux, puis elle regarda autour d’elle. Joanie remarqua qu’elle était couchée à côté d’un jeune homme avec un seul drap pour la couvrir. Elle se rappela alors qu’elle avait rencontré ce garçon à cette fête et qu’il l’avait invité à prendre un verre sur la terrasse. Elle savait par contre, qu’il avait déjà une copine, car il lui avait mentionné alors qu’elle n’avait pas encore trop bu. Joanie se mit à regarder autour d’elle, le soleil éclairait une grande partie de la chambre et elle put remarquer qu’elle n’était pas chez elle. Elle aperçut pleins d’objets qui devaient appartenir à ce garçon, alors elle en déduit qu’il l’avait ramené chez lui. Joanie s’empressa alors de se lever, puis d’enfiler son joli chemisier rose et sa jupe noire. Lorsqu’elle eut terminé d’attacher sa ceinture, elle leva la tête, puis remarqua que le jeune homme était maintenant réveillé. Elle avait eut l’idée de quitter la maison avant que le garçon se rende compte de l’erreur qu’ils avaient fait, mais il la vit avant même qu’elle ait put bouger un seul pied. Il commença par la fixer longuement et se leva machinalement pour s’habiller sans toutefois dire un seul mot. Il y eut un long moment avant qu’il comprenne qu’il avait fait l’amour avec une autre fille que sa blonde, Nathalie. Il ferma les yeux, puis les rouvrit en allant rejoindre Joanie qui était au milieu de la pièce. Joanie le regarda attentivement, en essayant de se souvenir d'un autre détail que simplement son nom, Jonathan. Joanie eut l’idée de le pousser pour pouvoir quitter la maison, car il était entre elle et la porte puis, elle ne voyait aucune autre issu, mais il se rapprocha d’elle pour la serrer dans ses bras. Sur le moment, Joanie resta surprise, puis recula un peu pour mieux voir son visage. Joanie le regardait de ses yeux bleus puis, elle les ferma en espérant les rouvrir et se rende compte que ce n’était qu’un rêve. Jonathan s’approcha alors pour prendre Joanie de nouveau dans ses bras, afin de la rassurer, car il ne savait pas trop quoi dire, alors Joanie put en conclure avec tristesse que c’était bien réel. Jonathan caressait les longs cheveux blonds de cette fille qu’il trouvait si belle. Joanie le repoussa, puis il la fixa de nouveau et vit que Joanie pleurait, car ses yeux étaient remplis d’eau. Joanie ne comprenait pas le comportement du jeune homme, elle aurait cru qu’il se mettrait à lui crier des insultes et l’obligerait à partir, mais il était toujours là à essayer de la rassurer. Joanie put en déduire que c’était vraiment quelqu’un de bien.

- Tout ira bien ma belle, dit Jonathan
en plaçant une mèche de cheveux qui était tombée devant les yeux de la jeune fille.
- Je ne sais pas, rép
ondit-elle en un souffle.

J
onathan passa sa main sur le visage de Joanie pour essuyer ses larmes. Il continua alors en lui disant que la nuit c’était sûrement bien passé et que ce n’était pas que leurs fautes, que l’alcool y était pour beaucoup. Il lui expliqua aussi qu’il avait adoré la rencontrer, mais qu’elle devait l’oublier pour le moment, car sa Nathalie lui manquait. Il ne se priva pas de lui dire qu’il l’aimait bien et la trouvait jolie, mais que pour lui, c’était impossible d’entreprendre une relation cachée peu importe avec qui.

-
Alors, pourquoi as-tu accepté de mieux me connaître ? Demanda Joanie qui essayait de comprendre.
- Parce qu
e je suis un peu en chicane avec Nathalie et que j’avais besoin de sortir. Je t’ai vu là-bas, tu semblais être toute seule, alors j’ai décidé de venir te parler, le reste est venu tout seul, expliqua Jonathan.
- Je compr
ends. Pourtant, je trouve ça étrange que tu réagisses comme ça.
-
Comment ?
- Je veux dire que tu es plutôt cal
me et tu tentes d’être le plus gentil possible, alors qu’on vient de coucher ensemble et tu as une blonde. C’est plutôt étrange.
- C’est normal pour m
oi d’être correct avec toi, car tu es sans aucun doute déjà très mal comme ça. Alors, je ne tiens pas à te démolir ou peu importe. Puis, c’est autant de ma faute que la tienne et je tiens à ce que se soit clair.
-
Si tu le dis, répondit Joanie en haussant les épaules.
- Je tiens quand
même à te revoir et te reparler.
- Je ve
ux bien aussi. Alors, on se verra à la rentrée des classes, dit Joanie en lui faisant un sourire forcé.

Joanie était un peu rassur
ée, mais ressentait toujours une drôle de sensation dans le ventre et était terriblement gênée d’être là. Joanie dit alors à Jonathan qu’elle devait absolument partir, car sa mère n’était pas au courant de cette fête. Jonathan la serra une dernière fois dans ses bras, plus longtemps cette fois, l’embrassa sur le front, puis la laissa partir.

Joanie marchait sur le trottoir et r
epensait à cette discussion. Elle ne se reconnaissait pas vraiment dans ce qu’elle avait fait, car avant, son premier réflexe aurait été de frapper le gars et de l’engueuler. Pourtant, elle ne s’était pas sentie capable de crier après Jonathan, elle n’avait pensé à aucune insulte. Alors, elle avait décidé de laisser tomber et d’attendre la réaction de ce Jonathan. Joanie n’était pas trop déçu du résultat, car elle s’était peut-être fait un bon ami et cela Joanie en voulait. Elle monta les quelques marches qui menaient à son balcon, puis lâcha un soupire en déposant sa main sur la poignée. Elle ouvrit la porte et n’eut même pas le temps d’enlever ses chaussures que sa mère arriva dans l’entrée. Sa mère était grande, mince et n’avait pas un seul cheveu gris. C’était parfaitement naturel, car sa mère n’était pas en accord avec les choses trop moderne comme la teinture. Sa mère ne prit même pas le temps de lui dire bonjour et commença immédiatement à poser plein de questions à Joanie : « Où étais-tu ? Avec qui ? Tu n'as pas téléphoné, pourquoi ? Je t’ai cherché toute la nuit ! » Joanie venait à peine d’arriver et elle en avait déjà assez, sa mère ne lui laissait même pas la possibilité de placer un seul mot. Elle alla dans le salon sans même répondre à sa mère qui la suivait. Sa mère, Alice, arriva tout près de Joanie, puis lui dit, visiblement fâché : « Joanie ! Tu pourrais avoir la gentillesse de répondre. Ça ne te ressemble pas. C’est depuis qu’on a déménagé que tu es comme ça. » Joanie avait simplement allumé la télé et n’écoutait que d’une oreille sa mère. Lorsque sa mère se mit à taper du pied, les mains sur les hanches, Joanie se retourna pour enfin lui répondre.

- Tu veux que je te
réponde franchement ? Demanda Joanie en fixant sa mère.
- J’aimerais bien, oui.
- Hier so
ir, je suis allée à une soirée, puis j’ai dormi chez un ami.
- Tu
n’as quand même pas couché avec un garçon ! Répondit sa mère indignée.
- Ça te ferait quoi ? C’est ma v
ie maman ! Puis, oui j’ai couché avec un garçon, dit Joanie en se retournant vers la télévision et en montant le son pour montrer que la discussion était terminée.

Alice Landry était très surprise du change
ment de comportement de sa fille. Joanie était à l’habitude si sage et si prudente. Alice ne savait plus quoi en faire, elle se disait que c’était peut-être elle qui n’acceptait pas que sa fille devienne une femme. Elle savait qu’elle ne se le pardonnerait jamais s’il lui arrivait quelque chose, mais elle ne devait pas être trop dure avec elle. Alice jeta un dernier regard à sa fille avant de filer à la cuisine pour se faire un café bien noir. Elle commença à lire son livre en buvant tranquillement son petit café. Elle était un peu perdue dans ses pensées, alors elle relisait plusieurs fois la même ligne sans même s’en rendre compte. Alice finit par refermer son livre, puis elle termina de boire sa tasse de café. Elle décida de descendre au sous-sol pour aller faire un peu de lavage, car elle se disait que ça lui changerait un peu les idées. Elle remarqua que son mari avait enfin décidé de mettre un peu d’ordre et qu’il avait commencé à isoler. Elle sourit en voyant que le travail était très bien fait et alla partir la machine à laver pour ensuite remonter au rez-de-chaussée.

# Posté le jeudi 16 mars 2006 20:51

Chapitre 1

Chapitre 1
Joanie s’était sentit très mal devant sa mère, mais elle n’avait pas voulu lui montrer. Elle avait voulu lui faire croire que tout ça était prévu et qu’elle pouvait se débrouiller seule. Lorsque son émission fut terminée, elle monta à l’étage pour aller prendre une douche. Joanie était assise dans le fond de la douche et pensait, elle adorait penser lorsqu’elle était un peu seule. Elle ne s’était pas imaginée que la première fois qu’elle coucherait avec un gars, ça se serait passé comme ça. Joanie ne se souvenait même pas de toute cette nuit, en fait, elle ne se rappelait de rien qu’elle ait pu faire dans le lit de ce Jonathan. Elle fit alors un récapitulatif des derniers événements important dans sa vie et elle ne put s’empêcher de se mettre à pleurer. Sa famille comptait maintenant un nouveau membre, Katia. À cause de son père, ils avaient été obligés de déménager dans ce nouveau quartier. Joanie ne connaissait personne à part sa voisine, Émilie, car elle était venue leurs souhaiter la bienvenue avec ses parents, c’était d’ailleurs sa nouvelle amie. Joanie avait aussi couché avec un gars qu’elle ne connaissait pas après avoir trop bu. Elle ne s’entendait plus avec son grand frère, Marc, et encore moins avec sa mère. Le seul qui n’avait pas vraiment changé, c’était son père, Nick. Malgré qu’il ait obligé sa famille à changer de ville, Nick était vraiment un bon père à l’écoute de ses enfants. Joanie pouvait lui confier tous ses secrets et lui parler de n’importe quoi, il ne la jugeait jamais et il se contentait de lui donner des conseils. Joanie pouvait tout faire avec lui, car ils avaient une grande complicité et ils avaient toujours beaucoup de plaisir ensemble. Nick était un journaliste très reconnu et avait l’esprit jeune, ce qui lui permettait de comprendre ses ados. Joanie finit par sourire en repensant à tous ces moments passés avec son père où ils s’étaient bien amusés. Elle arrêta la douche et en sortit pour se sécher, elle s’habilla rapidement et noua ses cheveux avec un élastique pour ensuite sortir de la salle de bain. Son attention fut attirer par les pleures de sa petite sœur, alors elle décida d’aller la voir. Joanie avait refusé de la prendre depuis son arrivée, car elle s’était toujours dit que Katia était une malchance et que cette petite sœur lui gâcherait la vie. Sauf que là, Joanie devait absolument faire taire ces pleures qui l’énervait. Surtout que sa mère ne semblait pas être dans les parages, sinon elle serait immédiatement montée pour aller calmer le bébé. Alors, Joanie alluma la lumière et s’empara du nouveau-né. Elle se mit à la bercer en s’installant sur la chaise que ses parents avaient placée près du berceau. Elle calma rapidement le bébé qui se mit à gazouiller de bonheur. Joanie ne put s’empêcher de sourire en découvrant les petits pieds de Katia qui étaient sortit de la couverture. Joanie se mit alors à chanter une chanson, le bébé cessa aussitôt de faire du bruit et agita ses petits bras. Joanie termina sa chanson et voyant que Katia semblait bien aimé ça, elle décida d’en chanter une autre. Alice avait entendu son bébé pleurer, mais ne pouvait pas monter immédiatement, puis comme elle n’entendait plus de bruit, elle avait pu continuer un peu. Elle avait donc terminé de ramasser les morceaux de l’assiette qu’elle avait cassée et était montée. Lorsqu’elle arriva assez près de la chambre, elle put entendre Joanie qui chantait. Alice entra en restant sur le bord de la chambre et attendit que Joanie termine sa chanson avant de s’approcher.

- Tu chante
s très bien, Jo !
- Tu es l
à depuis longtemps ? Demanda Joanie en se levant.
- Non, je viens à peine d’arriver
. Je suis contente que tu t’es occupée de ta petite sœur le temps que je termine de nettoyer dans la cuisine.
-
Prends le bébé, dit Joanie en ignorant ce que sa mère venait de dire.
- Tu peux la prendre encore si tu veux, dit Alice poliment en souriant à sa fille. Elle semble être bien dans tes bras.
- Prends-la,
répéta Joanie.

J
oanie tendit sa sœur à sa mère, puis sortit de la chambre après qu’Alice eut enfin prit Katia. Alice s’occupa de faire boire son bébé et le recoucha lorsqu’il fut endormit. Elle ne put s’empêcher de lâcher un long soupire, car elle avait cru que Joanie avait enfin accepté sa petite sœur et que les choses auraient put revenir comme avant. Alice sortit de la chambre de son bébé et regarda pour trouver Joanie, mais elle décida de ne pas la déranger et de descendre, car son mari venait d’arriver pour dîner.

- Salut Nick ! Alors, comment a été ta journée ? Demanda Alice en rejoignant son mari au salon.
- Ç
a va. Ça va. J’ai déjà un article à écrire, mais j’ai dé une très bonne idée de ce que je veux y retrouver, répondit-il en souriant à sa femme.
- C’est une bonne ch
ose. Marc est parti avec ses nouveaux amis.
-
Parfait. Puis, comment vont mes filles ?
- K
atia va très bien. Puis, sinon Joanie et moi, on s’est encore chicané tout à l’heure. Cette fois, elle a vraiment dépassé les bornes ! Elle a couché avec un gars après être allé à une fête. Si ça se trouve, elle ne le connaissait pas du tout et peut-être même que ce gars l’a violé !
- Allons Alice, ne te met
pas dans tous tes états pour ça ! C’est normal qu’à son âge, elle commence à fréquenter des gars. D’ailleurs, je me demandais ce qui se passait, car elle n’avait pas encore manifesté d’intérêt pour des garçons.
- Nick,
ne vois-tu pas le danger ? Elle va…
- Arrêt
e ça tout de suite, dit alors Nick en interrompant sa femme. Joanie est suffisamment grande et intelligente pour faire attention et si elle a un problème, elle nous le dira. Je lui fais confiance, Alice.
- Si tu le dis,
mais elle ne me dit rien à moi.
- Si tu es t
oujours sur son dos, alors elle ne te confira rien. Il faut la laisser vivre sa vie un peu, car si elle ne fait jamais d’erreur, elle n’apprendra pas la vraie vie.
- C’est ça !
Et bien, tu la consoleras toi-même quand elle aura un bébé ou encore qu’un gars lui fera du mal !

Nick n’écoutait plus et s’était l
evé pour aller voir comment allait sa fille. Il cogna à la porte et dès qu’il eut parler pour lui dire qu’il voulait discuter, Joanie ouvrit la porte.

- Oh papa ! Dis-moi, as
-tu passé une belle journée ? Demanda Joanie en faisant entrer son père dans sa chambre.
- Oui. Puis toi, comment était ta soirée ?
-
C’était bien. J’ai rencontré plein de monde et j’ai adoré. Maman t’en a parlé ?
- Un pe
u. Apparemment, tu as rencontré un jeune homme, dit-il doucement.
- O
ui. Et alors ? Demanda Joanie sur la défensive.
- Je n’a
i rien à en redire. Je sais que ta mère est tout à fait contre ce genre de situation, mais je ne pense pas comme elle pour ce sujet. Je veux dire que tu as bien le droit de rencontrer tous les garçons que tu veux, en autant que tu fasses attention.
- Tu n’as pas à t’inqu
iéter pour ça, dit-elle en le regardant dans les yeux.

Joanie était
plutôt surprise que son père ne soit pas fâché. Puis, elle sourit lorsqu’elle entendit Nick lui dire qu’il n’était vraiment pas fâché et qu’il était content si sa Joanie l’était. Joanie lui sauta au cou, puis l’embrassa sur une joue comme elle le faisait lorsqu’elle était plus jeune.
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# Posté le jeudi 16 mars 2006 20:53

Modifié le vendredi 17 mars 2006 16:26

Chapitre 2

Chapitre 2
Le trésor : Chapitre 2

- Salut Jo ! Tu viens me rejoindre là ? Demanda Émilie en lui criant par sa fenêtre qui était face à celle de Joanie.
- Je
suis un peu privée de sortie, mais j’arrive ! Cria-t-elle à son amie, avant de refermer sa fenêtre.

Jo
anie dévala les escaliers et se dirigea vers l’entrée, elle regarda autour d’elle pour être certaine que sa mère ne la verrait pas, puis elle sortit en courant, se dirigeant chez Émilie. Elle ne prit pas la peine de cogner et monta à l’étage, où Émilie l’attendait toujours assise près de sa fenêtre. Émilie était une fille plutôt jolie, mais ses devoirs passaient toujours avant son image. Elle avait les cheveux bruns et les yeux vert, elle était très timide, mais avait quand même un grand cœur.

- Alors Jo. Tu d
ois absolument me raconter comment s’est passé ta soirée ! Dit Émilie en faisant signe à Joanie de s’asseoir près d’elle. À ce que j’ai entendu, tu as rencontré le beau Jonathan.
- Alors
, on en parle déjà ? Ça ne s’est que passé hier pourtant, dit Joanie surprise.
- J
onathan est un peu comme le type populaire de toute l’école, alors c’est normal que tout le monde soit au courant après seulement quelques heures, répondit-elle simplement en affichant un sourire. Alors, raconte !
- Je ne me so
uviens pas de beaucoup de choses, je dois avouer. Je me suis réveillé ce matin dans son lit. Je crois que tu peux te faire une idée de ce qui s’est passé.
- Tu es s
érieuse Jo ? Tu as vraiment partagé le lit de ce dieu ? Tu t’imagines la chance que tu as ! C’est sûr, il a une blonde, mais tout de même.
- Je
ne suis pas aussi enjouée que toi par cette nouvelle, répondit Joanie en ouvrant un livre qu’Émilie avait laissé sur son lit.

Émilie se leva po
ur aller s’asseoir au côté de son amie, puis lui passa un bras autour des épaules.

- Écoute Jo, dis-mo
i ce qui t’embête ? Dit alors Émilie en regardant Joanie.
- Je
ne sais pas trop. Je ne veux pas que le monde pense que je suis une fille facile à cause de ça. Puis, j’aurais imaginé perde ma virginité avec un gars que j’aime.
-
C’était ta première fois, dit Émilie qui comprenait son amie.
- Oui. Enfin, je ne
devrais pas en faire tout un drame, mais pour moi c’était quelque chose d’important. Je ne croyais pas qu’il allait me traîner dans son lit. Sinon, je n’aurai pas accepté de prendre un verre avec lui.
- Je
sais.
- C’est sûr qu
e je ne peux pas dire que j’ai détesté puisque je ne me souviens de rien, mais je ne repense qu’à ça depuis ce matin. Alors, j’aimerais bien qu’on change de sujets et qu’on fasse quelque chose qui me changera un peu les idées.
- Désolée de t’avoir demandé de me raconter, je ne croyais pas que c’était ce qui s’était passé. Sinon, tu as rencontré beaucoup de monde ?
- Ém
ilie, vas-tu enfin me dire pourquoi tu n’as pas voulu venir avec moi ? Demanda Joanie pour éviter de parler de ce qu’elle avait fait durant la soirée.
- Je n’aime
pas trop les foules. Je veux dire que j’étais bien chez moi, à regarder la télé en mangeant du pop corn.
- J’aurais dû fair
e comme toi hier soir, dit Joanie en baissant la tête.
- Joa
nie, ce n’est pas ta faute ce qui s’est passé. Ce n’était pas prévu et ça aurait pu très bien ce passer cette fête, alors ne regrette rien. Tu te souviens de ce que tu m’as dit ?
- Oui,
il ne faut pas regretter ce qu’on a fait, car on ne fait jamais rien pour rien.
- J’ai trouvé ça compliqué quand tu me l’as dit, mais tu as raison. Alors, ne regrette pas, je suis certaine qu’il y a du bon dans ça. Pour le moment, une séance de magasinage s’impose ! Il faut absolument que je m’achète une nouvelle garde-robe pour la rentrée.
- Mo
i aussi justement, dit Joanie en souriant, contente qu’elles aient enfin changé de sujets.

Les deux f
illes descendirent en riant, puis elles allèrent rejoindre la mère d’Émilie qui était à la cuisine. Cette femme était un peu grassouillette, mais très sympathique, elle était tellement généreuse que le maire de la ville lui avait déjà donné un prix pour sa bonté. Son nom lui allait comme un gant, car elle s’appelait Mariette Labonté. Lorsque Mariette vit les deux jeunes filles entrer dans la cuisine, elle leur fit un de ses plus beaux sourires.

- Vous avez faim ? D
emanda Madame Labonté aux deux filles, en se retournant pour mieux les regarder.
-
Non, merci, dit Joanie qui était un peu gênée d’être là.
-
Je voulais juste t’avertir que Jo et moi, nous allons au centre d’achat pour acheter ce qui nous manque pour la rentrée des classes, dit alors Émilie.
- Bon, alors bonne journée les filles, répondit Mariette en souriant.

Joa
nie fit un signe de la main plutôt discret à Mariette et suivit Émilie jusqu’à l’extérieur. Ce qui était bien du point de vue de Joanie, c’était qu’elles habitaient qu’à quinze minutes à pied du centre ville, alors elles pouvaient s’y rendre sans demander à quelqu’un de les y amener. Alors, elles marchèrent côte à côte en parlant de leur passé.

- Tes amis doivent t
e manquer, dit Émilie en regardant son amie du coin de l’œil.
- Un peu, répondit
Joanie en haussant les épaules. En vérité, c’est que je n’avais pas vraiment d’amis, mais c’est sur que ceux que je considérais comme mes amis me manquent.
- J’ai
toujours cru que dans ton ancienne ville, tu étais une des plus populaires. Je veux dire que la première impression que j’ai eue de toi était que tu avais une grande confiance en toi et que tu savais ce que tu avais à faire. Déjà que ça ne faisait même pas une semaine que tu étais arrivée ici et tu avais déjà une invitation pour une fête. Alors que moi, j’en n’ai jamais eu et que personne ose me parler.
- Je ne suis pas vraiment comme ça
Émilie, mais je sais reconnaître les gens biens.

Émilie sourit, sach
ant que Joanie parlait d’elle, puis elles s’arrêtèrent un moment pour se regarder, puis Émilie serra son amie dans ses bras.

- Je suis tellem
ent contente que tu sois arrivée, Jo. Tu es ma seule amie et sans toi, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Je dirais que je suis un peu le contraire de toi, je suis timide et tu es bien plus jolie que moi. Je suis contente que tu sois mon amie !
- Moi
aussi, je suis contente. On est loin d’être pareil, c’est vrai, mais ce n’est pas ce qui compte. Puis, tu es aussi jolie, mais à ta façon. Alors, je ne veux pas que tu me considères comme étant meilleure que toi, on est égal. Je veux que se soit clair pour toi autant que se l’est pour moi.

Ém
ilie fit un signe de tête positif pour montrer qu’elle était en accord avec Joanie, puis elles continuèrent à marcher en direction des magasins. Elles commencèrent par aller voir dans une boutique de vêtements, puis elles s’amusèrent à essayer toutes sortes de vêtements, puis en sélectionnèrent quelques morceaux.

- Tout te va bien, di
t Émilie regardant Joanie sortir d’une cabine d’essayage avec une petite camisole bleu poudre.
- À toi aussi tout te va bien,
répondit-elle simplement en se regardant dans le miroir. Je crois que je vais la prendre celle-là aussi !
- Ça fait au moins
dix morceaux que tu as choisis, c’est beaucoup. Non ? Dit alors Émilie intriguée.
- Je
sais, mais il y a beaucoup de vêtements que je n’ai pas apportés avec moi, car j’en avais beaucoup trop. Alors, je veux m’en racheter suffisamment. Puis, mon père tenait à ce que je me gâte un peu.
- To
n père t’a vraiment dit ça ? Demanda Émilie étonnée. Ça alors, il doit vraiment être cool !
- Il l’est.

Émilie n’aj
outa rien, puis laissa Joanie se changer. Elles payèrent tout ce qu’elles avaient choisi, puis elles allèrent manger un petit quelque chose au petit restaurant qui était tout près. Joanie regardait autour d’elle, car elle n’était jamais rentrée dans ce genre de restaurant. Les serveuses parlaient avec des clients qui semblaient bien les connaître, il y avait une petite scène, des sofas partout, l’endroit était vraiment accueillant. Joanie commanda une simple boisson gazeuse, puis se tourna pour regarder par la fenêtre.
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# Posté le vendredi 17 mars 2006 17:17

Chapitre 2

Chapitre 2
- C’est beau ici, dit Joanie en regardant toujours à l’extérieur.
- C’est vra
i, dit Émilie en affichant un sourire timide. J’aime bien vivre ici, mis à part mon manque de popularité. Les paysages sont très beaux pour une ville. À moins que tu parles du restaurant.
- Je parlais des
deux. J’aime cette ville, puis ce restaurant est très chaleureux de mon avis.
- Du mien aussi. Je suis
venue souvent ici avec mes parents, sinon je ne me promenais pas beaucoup dans le centre ville. Ça aurait fait bizarre de voir une fille toute seule ici.
- C’est vrai. Tu n’as
donc pas d’autres amis que moi ? Demanda Joanie en se tournant la tête pour mieux regarder Émilie.
- No
n. Je dois avouer que je n’ai jamais vraiment cherché à m’en faire. Je me sentais bien quand j’étais seule, avant. Maintenant, j’aimerais que ce soit différent. Je ne me plains pas, mais je me rends compte que les amis c’est très important dans une vie.
- Oui, évidemment.

Joan
ie se retourna, car la serveuse venait d’arriver à leurs tables pour les servir, mais elle déposa trois verres.

- Madame, on n
’a pas commandé trois verres, dit Émilie qui venait de remarquer le troisième verre.
- Il est pour un
jeune homme qui est supposé venir vous rejoindre, dit la serveuse un peu perdue. Justement, le voilà qui arrive, ajouta la serveuse en montrant Jonathan qui venait de sortir de la salle de bain.
- Il se j
oint à notre table, pourquoi ? Demanda Émile à voix basse.

Joanie haussa l
es épaules, puis se tourna vers Jonathan qui venait d’arriver avec un sourire gêné.

- Salut Émilie, di
t-il en regardant la jeune fille aux cheveux bruns qui lui souriait timidement.
- Jonathan, je peux f
aire quelque chose pour t’aider ? Demanda-t-elle.
-
Je crois que tu devrais me présenter cette jeune fille qui est avec toi, je ne me souviens pas qu’elle m’ait dit son nom l’autre soir, répondit-il en faisant un clin d’œil à Joanie.
- Elle c’est Joanie,
dit alors Émilie en le fixant toujours de ses grands yeux verts.
- Alors, b
ienvenue dans notre ville, Joanie, dit-il en lui tendant la main.

Joanie lui
serra la main avec fermeté, puis lui fit signe qu’il pouvait s’asseoir avec eux. Émilie regardait à présent la table, qui n’avait rien de particulier. Joanie soutenait le regard de Jonathan, attendant qu’il ajoute quelques choses.

- Aimes-tu ça ici ? D
emanda Jonathan, voyant que personnes d’autres allaient parler.
- Oui, c’est
pas mal. Je trouve ça, comment dire, très beau, répondit Joanie en esquissant un petit sourire.
- Et
comment va Nathalie, dit enfin Émilie, après plusieurs minutes d’hésitation.
- Je ne sais pas, répon
dit Jonathan en haussant les épaules. Je ne l’ai pas vu depuis un certain temps, tu sais nous nous sommes chicanés, alors je ne sais pas.
- D’accord, je
me demandais, dit alors Émilie.
- Tu es au couran
t de ce qui s’est passé entre moi et Joanie ? Dit alors Jonathan d’une voix basse.
- Oui, répondit Jo
anie, voyant que son amie ne savait pas trop si elle devait dire la vérité ou pas.
- Bon, alors Émilie,
je veux que ça reste entre nous trois.
- Je compre
nds, dit Émilie un peu mal à l’aise en replaçant une mèche, de ses cheveux bruns, derrière son oreille.
- Tu veux que je te fas
se visiter la ville ? Dit alors Jonathan pour briser le silence qui venait de s’installer.
- Émilie a d
éjà commencé, mais tu peux toujours nous accompagner, dit alors Joanie avant de prendre une gorgée de sa boisson gazeuse.
- Ça
ne m’embête pas du tout, moi, répondit Émilie en souriant à Joanie pour la remercier de ne pas l’avoir oublier.
- On peut par
tir maintenant, dit alors Jonathan qui venait de terminer son verre.
- Oui,
dit alors Joanie en se levant debout pour montrer qu’elle était prête à partir maintenant.

Les troi
s jeunes payèrent leurs breuvages et sortirent à l’extérieur. Il faisait très chaud, mais la légère brise montrait que la fin de l’été arrivait. Ils marchèrent dans la rue sans dire un seul mot. Émilie trouvait très étrange que Jonathan soit venu lui parler, même si c’était une façon de se rapprocher de Joanie, elle avait de la difficulté à croire que Jonathan délaissait sa blonde pour courir après son amie. Émilie resta surprise lorsqu’elle vit que Jonathan remontait la bretelle de la camisole de Joanie. Surtout que Joanie se mit à rire, puis il la prit par les épaules, Émilie se sentait vraiment de trop et elle avait envie de partir en les laissant là tous les deux. Sauf qu’Émilie ne voulait pas paraître bizarre, alors elle se contenta de regarder le paysage autour d’elle, en écoutant ce qu’ils se racontaient. Émilie finit par remarquer la main de Jonathan qui essayait de prendre celle de Joanie.

- Si vous voulez, je peux
m’en aller, moi, dit alors Émilie sur un coup de tête, ce qui était rare venant d’elle.
- Non, tu pe
ux rester Émilie ! Dit alors Joanie en s’éloignant un peu de Jonathan qui venait de lui frôler la main.
- Je disais ça comme ç
a, dit alors Émilie devenue rouge comme une tomate.
- Tu as bien fait, on t
’avait un peu exclu et je m’en excuse, dit alors Joanie.
- C’est quand même
normal que vous vous parliez plus, car il ne te connaît pas vraiment, alors que moi je t’ai parlé depuis un peu plus longtemps déjà. Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça, j’ai parlé un peu trop vite, dit alors Émilie qui voulait se justifier.
- Ce n’es
t pas grave, Émilie, dit alors Jonathan. Tu es tellement silencieuse que nous t’avons un peu oublié, mais je ne veux pas que tu partes pour autant, dit alors Jonathan pour rassurer Émilie.
- D’accord, j
e vais rester alors, dit Émilie en souriant.
- Je
suis très contente que tu ne sois pas fâchée après nous, dit alors Joanie. Alors Émilie, dis-moi, as-tu des rêves ?
- Bien sû
r. Je préfère simplement ne pas en parler, mais toi, Jo, tu peux bien nous dire ce que tu aimerais faire, dit alors Émilie.
- O
ui. J’aimerais devenir mannequin, je sais que c’est un peu ridicule comme rêve, mais j’adorerais faire ce métier là.
-
Ce n’est pas ridicule, dit alors Jonathan. Puis, tu es suffisamment jolie pour être acceptée dans une équipe de mannequin ! Enfin, je t’encourage à aller dans cette voie.
- Merci Jonat
han, c’est simplement que mes amis de là-bas, n'arrêtaient pas de me dire que c’était un rêve ridicule, alors je me suis dit que vous le croiriez aussi.
- Je ne trouve pas qu
e c’est ridicule. D’ailleurs, de mon avis, je ne crois pas qu’un rêve puisse être vraiment ridicule, dit alors Émilie.

Joanie so
urit, contente de voir que ses nouveaux amis ne la ridiculisaient pas avec ce rêve, puis, elle continua à marcher. Joanie était contente de voir qu’Émilie parlait un peu avec eux, car elle savait qu’elle était plutôt timide, puis que ce n’était pas dans son habitude de discuter comme ça. Finalement, Joanie décida que c’était le temps de rentrer, alors elle prit le numéro de téléphone de Jonathan, puis lui promit que dès qu’elle aurait l’occasion, elle lui téléphonerait. Jonathan remercia Émilie de garder leurs secrets, puis s’excusa pour avoir été méchant autre fois, mais Émilie n’en fit rien et se contenta de hausser les épaules. Les deux filles se dirigèrent alors vers leurs maisons, puis elles décidèrent d’aller chez Joanie pour continuer de parler un peu. Elles montèrent à l’étage, puis s’installèrent sur le grand lit, au milieu de la pièce. Joanie commença en s’excusant, car elle n’avait pas voulu mettre de côté son amie, puis ça lui tenait à cœur qu’elle le sache. Émilie parla alors un peu des différents professeurs qu’elle avait eus à l’école, puis ça les fit beaucoup rire, car Émilie les décrivait en disant leurs pires défauts. Après avoir bien rit des anciens enseignants d’Émilie, les filles descendirent à la cuisine pour manger un bol de céréales, puis elles décidèrent de sortir dans l’arrière cours pour continuer de bavarder en observant les étoiles qui allaient bientôt apparaître dans le ciel. Elles sirotaient un thé glacé en se parlant toujours de leur passé, car elles voulaient tout savoir sur l’autre. Lorsque la noirceur fut bien installée, Émilie se leva pour aller allumer une petite lumière près de la maison et revint s’asseoir sur la chaise longue à côté de Joanie.

- Alors Jo, tu le tro
uves comment Jonathan ? Demanda Émilie.
- Pourquoi me demandes-tu ça
? Dit alors Joanie un peu sur ses gardes.
- Je t’ai
vu regarder Jonathan, puis tu sais bien ce qu’il s’est passé entre vous deux, évidemment, alors je me demandais si tu l’aimais ou si tu le trouvais attirant.
- C’est
sûr que je ne suis pas indifférente à ce qui c’est passé et je dirais qu’il m’attire quand même un peu et je ne peux pas cacher que je le trouve beau.
- Comme la plupart des filles, dont moi, dit al
ors Émilie en souriant. Tu devras quand même faire un peu attention.
- Pourquoi ça ?
- Il
est bien Jonathan, mais il est avec Nathalie. Puis, elle n’est pas super douce avec ses rivales.
- C’est plutôt normal.
Tu crois que j’ai une chance avec lui ?
- Évidemment
! Tu es la première fille, à part Nathalie, qu’il semble tant apprécié.
- Tu penses ?

Émilie se conte
nta de faire un signe de la tête positif, puis elle leva la tête pour regarder le ciel et sourit en voyant une étoile filante. Elle la pointa du doigt pour que Joanie puisse aussi la voir, puis Émilie dit d’une voix basse : « Joanie, fait un vœu. ». Joanie se contenta de fermer les yeux et fit un vœu qu’elle garda évidement pour elle.

- Je crois qu’on devrait r
entrer, dit alors Émilie, qui commençait à avoir un peu froid.
- Je suis d’acc
ord, répondit Joanie.

Joan
ie laissa Émilie rentrer chez elle, tandis qu’elle montait dans sa chambre pour aller se coucher. Joanie ne put s’empêcher de penser à Jonathan et décida d’oublier un peu pour ce soir, car il n’y avait rien d’officiel et qu’elle ne voulait pas espérer pour rien.
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# Posté le vendredi 17 mars 2006 17:20

Modifié le vendredi 17 mars 2006 17:45